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IMPORTANCE DE L’ACCUEIL DANS NOS EDIFICES RELIGIEUX

La Pastorale du Tourisme est un service de l’église qui doit s’efforcer de répondre à la recherche spirituelle, la quête de sens des visiteurs de sites religieux.

La Pastorale du Tourisme n’a pas la fonction de « conservateur de musée », mais elle a pour vocation de faire vivre le patrimoine religieux, sa mission étant de mettre en valeur le lien de ce patrimoine avec la foi des constructeurs.

C’est aussi, pour la communauté catholique qui accueille les personnes de passage, l’occasion d’innover dans le partage de foi et la célébration du Christ à l'occasion des temps forts.

Participation pour donner du sens à ces bâtiments, et de proposer des rencontres conviviales et spirituelles, dans le but de créer du lien avec les gens et faire un bout de chemin ensemble.

Le Pape François a déclaré : «nous demandons au Seigneur que tous ceux qui s’approchent de l’Église trouvent les portes ouvertes pour rencontrer cet amour de Jésus ».

Qui dit accueil dans un édifice religieux sous entend l’ouverture de cet endroit !

Trois niveaux possibles :

A : simple accueil,
B : remise d’informations,
C : faire découvrir les lieux

SIMPLE ACCUEIL

Quelques définitions :

Accueillir, c’est être présent, recevoir quelqu'un à son arrivée.

Accueil dérivé de accueillir. Cueillir : Du latin colligere « recueillir, rassembler »

Accueillant(e) c’est ceux qui font bon accueil, qui révèlent ce qui est à découvrir en ce lieu.

1 - Les visiteurs apprécient l'accueil par une personne.
2 - La visite des édifices religieux est pour l'Eglise un lieu privilégié de « proposition de la foi»...

Comment la communauté catholique du Diocèse toute entière répond à cette attente ?

Au plan national, si 43% des visiteurs se déclarent pratiquants et 31% non pratiquants, 26% sont non-catholiques (Les sans-églises, ces personnes qui ne croient pas en Dieu ou qui ne cheminent pas dans une communauté chrétienne.).

20% des visiteurs disent prendre un temps pour soi, venir pour prier (30%) demande une certaine atmosphère de recueillement.

En ce qui concerne le chemin de Compostelle, aujourd’hui la majorité des marcheurs disent à priori ne pas être animés par des motivations religieuses même s’ils reconnaissent comme étant rattachés à une religion. Au départ ceux qui partent sur le chemin de Saint-Jacques le feraient d'abord pour eux avant de le faire pour Dieu !

Un grand nombre des marcheurs de Saint-Jacques considèrent le cheminement comme une étape dans leur vie, un moment qu'ils consacrent à eux-mêmes pour se ressourcer par une pause intelligente et constructive.

Mais à l’évidence, ce chemin devient un chemin de réflexion, chemin de conversion. Une enquête réalisée au départ des différents endroits, révèle que 20 à 35% des marcheurs sur le chemin de Compostelle déclarent le faire pour une démarche spirituelle ; à l'arrivée, et à Saint Jacques de Compostelle, ils sont  55 % à considérer l’avoir fait pour des raisons religieuses. Mais rétrospectivement au bout du chemin ils sont 95  % à dire l’avoir vécu avec des  motivations culturelles et spirituelles. Les voies du Seigneur sont impénétrables !

Les fondements bibliques de l’accueil

Cette préoccupation nous vient directement de l’enseignement biblique : “Accueillez-vous les uns les autres, comme le Christ vous a accueillis, pour la gloire de Dieu” (Rm 15.7).

L’accueillant pastoral trouvera inspiration dans des références bibliques telles que :

"Attention à la manière dont vous écoutez " (Luc 8,18).

"Attention à ce que vous entendez" (Marc 4,24).

"Il n’est rien de vraiment humain qui ne trouve écho dans leur cœur" (Concile Vatican II).

Evidemment chaque communauté locale essaie d’incarner ces dimensions à la mesure de ses moyens.

C’est là une tâche prioritaire pour susciter les volontés désintéressées. Sensibiliser la communauté toute entière à la nécessité d’être accueillante. Ne pas hésiter à lancer un appel.

Mieux accueillir en Eglise

Il faut comprendre l’accueil comme un acte-clé de la pastorale du tourisme, lui redonner toute son importance et toute sa place, sachant que l’accueil est la base de toute évangélisation.  Constituer une équipe de bénévoles.  Pour l’été par exemple élargir à des étudiants français (en histoire, histoire de l’art, architecture) qui adhèreraient à l’objectif de s’intégrer dans les équipes locales, en s’inspirant de ce qui se fait avec l’ARC (Accueil, Rencontre, Communauté) ou CASA (Com­mu­nau­tés d’Accueil dans les Sites Artistiques.) Citer Franck

Apporter une attention particulière à l'ambiance par l'aménagement, la lumière, la musique, les fleurs etc

Comment accueillir ? Par exemple porter un badge indiquant : le non de la communauté paroissiale,  Pastorale du Tourisme et ACCUEILLANT BENEVOLE

Un mot, un sourire, montre l’intérêt que l’on porte à la personne accueillie, répondre à une question, donner un conseil (handicapé pour franchir les marches de l’église), tous ces gestes vont permettre à celui qui vient d’entrer en se sentant accueilli.

Pour savoir, connaître, avoir les bonnes informations pour pouvoir répondre et renseigner la personne pour l’aider à s’orienter, nécessite de se documenter et de se former.

Par exemple : Comprendre la signification du plan d’une église, ce qu’est le parvis, le porche, la symbolique de la  porte d’entrée, le narthex, le bénitier, le baptistère, la nef, le transept, le chœur, l’autel, le tabernacle, ou la croix, etc

Mais ne pas hésiter à renvoyer à plus compétent.

Organisation de l’accueil : Un cahier sera à l’accueil et permettra d’y noter le nombre de visiteur au fur et à mesure et faire le total à la fin de la journée, et mensuellement. Dans une colonne seront écrites les questions, observations et suggestions des visiteurs et qui feront l’objet d’une relecture lors d’une réunion de l’équipe d’accueillants.

L’accueil est un service qui nécessite un minimum d’organisation, et la mise en place d’une équipe d’accueil. Le planning d’accueil sera à la vue des accueillants. En rotation, chaque binôme est appelé à ce service, sous la responsabilité d’un de ses membres.

Ceci n’exclut pas de disposer d’une liste de personnes susceptibles de remplacer au "pied levé" pour un accueil à la place d’une personne indisponible en raison d’un évènement imprévu.

La sécurité est un point à évoquer au sein de l’équipe et le curé du lieu (tant pour les biens que les personnes)

Les enfants ne devraient pas être laissés pour compte dans l’organisation de l’accueil. Concevoir aussi des visites ludiques destinées aux enfants est nécessaire, soyons inventifs et n’hésitons pas à faire appel à de jeunes étudiants en histoire du patrimoine en concertation avec ceux qui sont en charge des jeunes.  

Un  livre d’or  pourra être mis à la disposition des visiteurs pour leur permettre d’y écrire un message.

REMISE DINFORMATION

En Languedoc-Roussillon la clientèle française est en augmentation et la clientèle européenne représente plus de 90 % de la clientèle étrangère. (Essentiellement néerlandaise, allemande, belge, britannique, suisse, espagnole, italienne).

Les ¾ des visiteurs souhaitent trouver à leur disposition des documents sur l’édifice.

Des traducteurs bénévoles sont à rechercher et à répertorier pour les solliciter pour traduire les feuilles explicatives du lieu. J’aime citer le philosophe Paul Ricœur qui disait : « L’effort de traduction est une école du dialogue entre cultures différentes »

Les textes et photos  : Le rédacteur aura pour objectif d'intéresser un public de néophytes, d'attirer son regard sur des éléments emblématiques, d'apporter des réponses à toute question qui se posent aux visiteurs "grand public" et de lui permettre de mémoriser quelques informations notables au sujet de l'édifice.

Les textes aborderont :

▪ Les étapes de construction les plus emblématiques et le plus brièvement possible (par exemple sous forme d'encadré ou par légende sur le plan).

▪ Les éléments de l'édifice qui traduisent son appartenance à des grands styles français ou européens.

▪ L'intégration de l'édifice dans son territoire : ses matériaux, son histoire…

▪ Les symboles religieux notables avec leur interprétation.

▪ Les 2 ou 3 éléments originaux qui différencient ce lieu d'un autre : ce point est très important pour différencier les descriptifs les uns des autres.

▪ L'extérieur de l'édifice.

FAIRE DECOUVRIR LES LIEUX

1. Rendre le lieu accueillant et lisible :

Veiller à l'éclairage, à la musique, à la propreté des lieux (notamment des toilettes si elles existent) et la signalisation (extérieure et intérieure).
Cartel sous les statues, les tableaux et toutes les œuvres d'art, (traduction si possible)
Plan du lieu où sont situés les différents éléments à mettre en valeur.
Fiche explicative détaillée permettant la visite (fiche individuelle à emporter ou protégé par du plastique laissée à l’entrée, ou devant chaque représentation, avec toujours si possible la traduction).
Fiches de prières et d'informations mises à jour régulièrement. (Avec si possible la traduction au moins en anglais)

2. Conduire une visite guidée :

▪ Avoir éventuellement un document précis de référence pour aider les visiteurs à entrer dans la spiritualité de l'édifice. Il tient compte de l'histoire de la ville ou du  village, décrit  l'architecture extérieure  et intérieure  de  l'édifice  ainsi que  les  statues, tableaux  vitraux et  présente le  mobilier  religieux  dans son contexte. Ce document, modifiable et perfectible, tient compte des critiques et des découvertes.

▪ S'adapter à l'auditoire : groupe  de  retraités,  groupe  culturel,  groupe d'enfants de la catéchèse ou de l'école, groupe de jeunes, groupe de marcheurs pèlerins. (Groupe idéal : 20 personnes). Utiliser un micro en fonction de l’acoustique.

▪ Dix minutes mais ne pas excéder une heure. Si l'attention du public fléchit, elle peut être écourtée. Il est possible alors de proposer un  temps de questions. Demander au responsable du groupe le temps dont il dispose.
▪ Parler face au groupe, dos au sujet de l’explication.
▪ Prévoir des temps de déplacements, des espaces où les visiteurs pourront s'asseoir et écouter ainsi plus confortablement, des temps de silence.
▪ Être dynamique : partir de ce que l'on voit puis l'expliquer, faire référence aux connaissances  des visiteurs. Proposer un temps de questions. Accepter d’être contredit, un visiteur peut apporter un élément inconnu jusqu’ici.
▪ Faire des choix intelligents : qu'est-ce que je désire faire partager et comprendre de la spiritualité et de la beauté de ce lieu que j'aime et que je connais.

3. Parcours type d’une visite :

A. A l'extérieur : Situer l'origine de l'église et son contexte géographique, puis faire une description architecturale rapide de l'extérieur du bâtiment.

B. Entrer  dans  l’édifice : porche,  tympan.  Entrer  dans  une  église, une chapelle ou autre lieu de prière est  un acte de foi. Nous entrons dans un espace qui conduit au " paradis".

C. A l’intérieur :

S'asseoir  pour  faire ressentir ce  qu'est  cet  "espace  église" - un espace de silence avec une autre lumière, un lieu hors de la ville et de l'agitation.

Décrire l'architecture intérieure, expliquer quelques symboles.
Détailler  ce  qui fait  l'église :  les  chaises  ou  les bancs pour  l'assemblée,  l'autel,  l'ambon  et  le  tabernacle  (espace  réservé  pour  la célébration eucharistique), la cuve baptismale, les chapelles particulières, la chaire à prêcher.

Présenter et expliquer des œuvres d'art.

Evoquer la vie de la communauté aujourd'hui en soulignant que c’est un lieu aussi et surtout où l’on se rassemble pour prier, célébrer, et partager une vie en communauté.

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