Eglise saint Hilaire

| adresse: | 90 rue des Puits 34160 Saint Hilaire -de-Beauvoir |
| coordonnées GPS: |
N43. 75 6263° E4.01 33219° |
| contact: |
Marie-Claude Caizergues Fixe : 04 67 86 93 78 Mobile : 06 12 51 23 91 |
| ouverture: | Les Jours de culte |
| visites guidées: |
Visites sur demande S'adresser à Gisèle Jeanjean : 06 34 98 90 09 |
| à savoir: |
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Site Internet : Mairie : http://shdb34.fr/ Site paroisse : http://stjoseph-castries.catholique.fr |
Présentation sommaire:
Élevée au XIIe siècle, probablement sur un premier édifice révélé par la charte de 980 mentionnée dans le cartulaire des Guilhem, l’église de Saint-Hilaire-de-Beauvoir présente quelques originalités mises en valeur par le décrépissage de la façade sud en 1992, puis des murs intérieurs en 2006. Mais c’est surtout à son chevet orné de quatorze arcatures monolithes en calcaire, couronnées par une frise de dents d'engrenage, que l’on doit sa particularité. Placé sous le patronage de saint Hilaire de Poitiers (Fête le 14 janvier), et ce, dès l’époque où furent établies les premières paroisses (Ecclesia qui est fundata in honore St Ylarii), l’édifice, dont l’axe longitudinal est rigoureusement orienté vers l’Est, est situé au centre du village, à une altitude de 74 m, sur un site qui était déjà occupé par une villa romaine et qui, à l’origine, avait pour nom « Follones » (feuillu, touffu).
Style architectural:
Roman
Description générale:
De dimensions très modestes, l’église de Saint-Hilaire, construite avec des pierres calcaires d’une qualité moyenne, puisées apparemment à même le terroir – certaines ont souffert du poids des siècles – offre quelques points remarquables. L’abside, en cul-de-four, élément architectural le plus significatif, se caractérise, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, par une recherche polychromique évidente, notamment entre la plinthe et le soubassement, à l’appui de la baie axiale, le jeu des couleurs étant produit par l’alternance d’assises de calcaire jaune et de calcaire gris bleu. Les premières étant composées de moellons parés à la massette ; les secondes de moellons façonnés au marteau taillant, de manière à emprisonner les ombres par le biais des hachures et d’accentuer ainsi les contrastes. La baie axiale à double ressaut est ornée, au-dedans comme au-dehors, d’un simple tore. Le vitrail qui la ferme représente saint Hilaire de Poitiers habillé en évêque et tenant sa crosse de la main gauche. À ses pieds se trouve un cartouche en forme de parchemin dans lequel on peut lire l’inscription suivante : « Les HABITANTS de saint HILAIRE à LEUR Cher PATRON » La voûte en cul-de-four est décorée à la base de huit arcatures surmontées d’une frise de dents d’engrenage ; l’ensemble, moulé au plâtre, visant à imiter les divers ornements lombards qui habillent le chevet et qui ont été décrits sommairement dans la présentation. Les flancs de la nef : ils sont garnis chacun d’une travée en berceau plein cintre et peu profonde, l’une faisant face à l’autre ; une troisième, de même style, occupe le mur gauche au fond de l’église et tient lieu d’appui à la tribune. Deux autres travées dites de chœur, d’égale hauteur, esquissent un minuscule transept ; celle de gauche donne accès à la sacristie. Toutes les deux sont ajourées par une baie : la première est fermée par une simple verrière à carreaux, celle de droite par un vitrail représentant saint Jean-Baptiste. À l’origine la nef était probablement couverte d’une charpente. C’est du moins ce que laisse à penser l’absence de contreforts. La baie latérale, découverte lors de la réfection de la façade extérieure sud, et dont la partie supérieure de l’arc est tronquée par la bordure du toit, vient conforter cette hypothèse. Le décrépissage intérieur, en 2006, a permis quelques découvertes : une porte latérale, côté nord, au bas de la nef, une fenêtre au-dessus de la tribune, deux ou trois niches dans le chœur, la trouée qui donnait accès à l’ancien clocher et les traces de plusieurs croix de consécration sur les piliers ; la surprise venant surtout du bâti dans son ensemble qui, remanié apparemment plusieurs fois, révèle nombre d’appareils différents. Enfin, le clocher actuel, dont la base se situe sur la gauche, aussitôt après la porte d’entrée, est relativement récent. Plans et devis font état de la construction d’une tour (1903 à 1908) de 25,50 mètres, l’ouvrage ayant été élevé afin d’y installer une horloge à quatre cadrans et d’y loger aussi, à l’étage inférieur, l’ancienne cloche fondue en 1848, appelée Marie Hilaire. Auparavant une sorte de clocher-mur, typique de la région (ou peut-être une toute petite tour carrée, vu l’importance de la cloche), s’élevait au-dessus du toit au centre de la ligne médiane séparant le chœur de la nef : la corde actionnant la cloche « descendait sur la table de la communion » ! Il a été rasé au tout début des années cinquante à cause des importantes gouttières qu’il occasionnait.
Documents et ouvrages de référence : • Répertoire Archéologique du Département de L'Hérault par Émile Bonnet (1937). • Églises Romanes oubliées du Bas Languedoc par Pierre A Clément. Presses du Languedoc (Max Chaleil, éditeur – I989). • Documents de l'Histoire du Languedoc, ouvrage publié sous la direction de Philippe Wolf (1969) - Editeur Privat. • Mémoires et Documents (Fondation Joseph Pouchet) publiés par la Société Archéologique de Montpellier (1937)
Photos


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