Cathédrale saint Pierre de Maguelone

 

 

adresse:  Villeneuve les  Maguelone 
coordonnées GPS: 
N43.512450°, E3.883266°
contact:

04 67 50 49 88

www.compagnons-de-maguelone.org

ouverture: Visite libre et gratuite de la Cathédrale tous les jours de 9h00 à 18h00
Visite individuelle avec audioguide ; Visite groupe
 à savoir: 

Festival de musique ancienne en juin. Festival des Voix de Maguelone à l’automne
Un petit livre remarquable : Maguelone de l’antiquité à nos jours


 

 

enluminure3Présentation sommaire: 

C’est sur une ile entre la mer et les étangs, que s’élève cette cathédrale mythique. Le site a attiré l’homme depuis l’antiquité, pour sa position stratégique. Charles Martel déloge les infidèles, et ordonne la destruction de la cité en 737. Au XIe siècle sous l’épiscopat d’Arnaud, c’est la reconstruction de la cathédrale, du chapitre, et d’une enceinte fortifiée ; et bientôt la reconnaissance par les papes qui la placent sous leur protection. Au XIIe siècle Maguelone connut une grande prospérité. Les évêques Galtier, et Jean de Montlaur édifient une nouvelle cathédrale. Mais avec la guerre de 100 ans, la venue des papes en Avignon, et en 1536 le transfert du siège épiscopal à Montpellier, Maguelonne tomba en décadence. Richelieu craignant l’installation des protestants sur l’ile ordonne la destruction de la forteresse. Vendu une première fois en 1708, puis comme bien national, le site renait en 1852 avec Frédéric Fabrège qui devint un historien et sauveteur acharné. Aujourd’hui, le site est occupé par un centre d’aide par le travail et un foyer, fondés et gérés depuis 1969 par Les Compagnons de Maguelone.

enluminure3Style architectural:

Eglise fortifiée ; Chevet et nef romans ; Portail recomposé à l’époque gothique
Classé monument historique dès 1840, Base Mérimée PA00103757

 enluminure3Photos

      

 

enluminure3Description générale:

Pour résister autant à l’envahisseur qu’aux embruns, la cathédrale est bâtie de pierres en calcaires dur, de teinte grise, selon un appareillage simple régulier. Les contreforts ne sont pas très saillants car les murs sont épais de 2 à 2.5 mètres. La couverture est constituée de dalles de pierre.
La façade occidentale, large de 15 mètres et haute de 19 mètres au faîte, était encadrée par deux tours s’appuyant sur les contreforts : La tour de droite a été détruite à l’initiative de Richelieu, alors que celle de gauche dite tour de l’évêque a été en partie conservée.
A gauche, la tour de l’évêque est également bâtie en pierre de taille, mais de calcaire coquiller jaune ocre. Selon les auteurs, la pierre grise était réservée à l’extérieur de la cathédrale, pour son rôle défensif, alors que l’intérieur de la cathédrale, moins exposé, est traité en calcaire coquillier.
Le portail se situe entre les deux contreforts qui sont espacés seulement de 3.43 mètres. On distingue trois parties au portail :
• Les piédroits auxquels sont associés deux bas-reliefs en marbre blanc, et deux consoles sculptées : A gauche Saint-Paul. On le reconnait aisément à ses attributs : le livre qui rappelle les épitres, et l’épée instrument de son martyr. On note aussi les cheveux rares et la barbe. Le panneau de droite a la même forme et les mêmes moulures. Ici on reconnaitra Saint-Pierre avec des cheveux courts et bouclés, les clés et le livre. La forme et la disposition de ces bas-reliefs indiquent sans ambiguïté qu’il s’agit d’un réemploi. Ils sont d’un style antiquisant. Les deux consoles, ornées des tètes en ronde-bosse, de Saint-Pierre (à gauche) et de Saint-Paul (à droite) sont également en marbre.
• Le linteau : Il a été taillé dans une borne milliaire, comme tend à le montrer les chiffres romains encore visibles sur la face interne. Son décor de rinceau est simple et élégant. L’inscription à la périphérie est signée B. de Tréviers, et daté de 1178.
• Le tympan entouré d’une archivolte brisée en marbre, est daté du XIIIe. Il représente le Christ en majesté inscrit dans une mandorle polylobée, entouré des quatre évangélistes le lion (St Marc), l’aigle (St Jean), le bœuf (St Luc), l’ange (St Matthieu),

A l’intérieur, en entrant, on est impressioné par la pénombre sous la voûte en berceau plein cintre de la tribune des chanoines. La sobriété et la couleur ocre imposent le respect. La nef est constituée d’un vaisseau unique, de quatre travées et d’un avant-chœur, en berceau légèrement brisé, séparée par des arcs doubleaux. Le transept s’ouvre sur de grandes arcades s’appuyant sur des colonnes engagées. Le chœur, semi circulaire, est couvert d’une voute en cul-de-four. Entre deux niveaux de corniche, de petites arcatures aveugles soutenues par des colonnettes engagées encadrent trois baies en plein cintre. Les bras du transept associés aux absidioles forment de petites chapelles. Sur le bras nord, chose rare, il y a une deuxième chapelle à l’étage.
De la construction du XIe siècle subsiste la chapelle Saint Augustin, chapelle qui se trouvait à la base d’une tour de défense.

Un mot à propos des vestiges remarquables trouvés par Frédéric Fabrège sur site :
• Le lapidaire exceptionnel qui présente des fragments d’inscriptions antiques et médiévales
• Le sarcophage d’Aquitaine, ou « wisigothique » dit de la Belle Maguelonne (VIe siècle) : la cuve est ornée de rinceaux sur 3 faces
• Pierres tombales de quelques évêques (XVe-XVIe siècle) : gisants gravés ou en relief.

Signalons aussi les vitraux de Morris posés en 2001.

La légende de la Belle Maguelonne, « fille du roy de Naples » séparée par le sort de son amant le Comte Pierre de Provence est un roman en prose daté de 1453, qui a été très apprécié jusqu’à une période récente (musique de Brahms, opérette…)

JSM, JB 01/20


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