Chapelle sainte Foy (des pénitents blancs) à Montpellier

 

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photo base

adresse  14, rue Jacques Cœur, 34000 Montpellier
coordonnées GPS: 

N43.609637°, E3.879283°

contact: mettre ici un numéro de téléphone, ou une adresse mail
ouverture: le samedi après-midi
visites guidées: le samedi à 18h
à savoir: 
 Parking Comédie - Accès possible aux handicapés. Solennité de Ste Foy le 6 octobre

enluminure3Présentation sommaire: 

La chapelle Sainte-Foy, communément appelée chapelle des Pénitents blancs se situe en plein cœur de Montpellier, à deux pas de la place de la Comédie.

Signalée par un pontet qui enjambe la rue Jacques Cœur au niveau du numéro 14, elle est aujourd'hui l'un des plus anciens lieux de culte en activité de la ville.

C’est au 12ème siècle que la chapelle Sainte-Foy a été bâtie, en bordure du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle ou "Cami Roumieu" et à proximité de l'une des entrées principales de la ville. La chapelle a été en partie reconstruite et surtout embellie au 14ème siècle.

Pendant les guerres de Religions, la chapelle a été saccagée pour y installer des canons, car elle occupait un lieu stratégique proche du rempart. A la suite du siège et de la reddition de Montpellier, en 1622, les ruines de Sainte-Foy sont rendues à la Confrérie par l'évêque. Les Pénitents blancs plantent alors sur la façade une croix identique à celle que l'on peut y voir aujourd'hui.

Ils reconstruisent leur chapelle et la décorent somptueusement. 

enluminure3Style architectural:

Classique, XVIIème et XVIIIème siècle

 

enluminure3Description générale:

Le plan de la chapelle suit un modèle italien : rectangulaire à nef unique couronné par un chevet plat, une tribune au nord et une autre à l'ouest réservée aux membres de la confrérie. La façade est sobre, ornée de trois bandes et d'un beau portail classique. L'austérité de cette entrée contraste avec la richesse de la décoration intérieure : un ensemble de sculptures du 17ème siècle et un plafond à caissons baroque, peint de tableaux ayant pour thème la vie du Christ, ensemble unique en Languedoc, et des murs habillés d'une décoration en bois doré du 18ème siècle.

 

Le plafond de la chapelle : il est composé de 21 compartiments dont 18 furent peints entre 1671 et 1691. Cet ensemble aurait dû représenter la vie de Jésus-Christ entourée des quatre Evangélistes. Si les trois derniers tableaux ne furent jamais peints, neuf furent perdus durant la Révolution. Il s'agissait de la fin du cycle de la Passion et de celui de la Résurrection. Il reste toutefois 14 compartiments garnis. Les trois premiers tableaux représentent Saint Marc et Saint Matthieu encadrant Dieu-le-Père. Ils sont l'œuvre de Simon Raoux, frère de Jean Raoux. Suit le cycle de la naissance de l'Enfant-Jésus avec une Visitation, (inspirée d'un modèle de Mignard), une Adoration des Mages (inspirée d'un modèle de Poussin), une Adoration des Bergers (inspirée d'un modèle du Carrache), dus eux aussi à Simon Raoux, ainsi qu'une Annonciation, une Circoncision et une Fuite en Égypte inspirée de Poussin. Puis vient le cycle de la Passion qui devait être le centre de la composition et qui en est aujourd'hui la fin avec une Prière au jardin des oliviers, une Flagellation et une Crucifixion. Si la plupart de ces tableaux s'inspirent des modèles italiens pour le dessin, ils présentent une palette de couleurs se rattachant à l'école flamande alors très appréciée à Montpellier. Mis à part les tableaux de Simon Raoux, l'ensemble est du aux Pezet, père et fils, et à leur atelier. Deux figures d'anges dues à Antoine Ranccomplètent l'ensemble. Les blasons des donateurs figurent au bas des tableaux ce qui fait de cet ensemble un petit armorial de la Confrérie au xviie siècle. Malheureusement, leur mauvais état de conservation, le vieillissement des vernis et un éclairage peu puissant n'aident pas à apprécier les tableaux restant, en attendant leur restauration.(source : Wikipedia, 30/01/2016)

Depuis 2013, Sainte-Foy a fait l’objet d’importants travaux ayant pour objectifs la mise hors d’eau de la terrasse de la sacristie, la restauration de la façade Est et de ses vitraux, et celle de la tour-escalier. Durant l’été 2014, le vitrail de l’oculus a bénéficié d’une restauration complète. Les huisseries et la zinguerie ont également fait l’objet d’une réfection totale.

Classée Monuments Historiques par arrêté du 17 février 1995, la chapelle appartient toujours à la confrérie des Pénitents blancs de Montpellier.

La confrérie des  Pénitents blancs :

La confrérie des Pénitents blancs de Montpellier est une communauté catholique principalement composée de laïcs. Ses membres, hommes et femmes, -car la confrérie est mixte -, se réunissent régulièrement pour pratiquer la prière et la charité dans un esprit de fraternité et d'entraide. Remontant au Moyen-Age au travers des frères de la Pénitence, les Pénitents blancs sont aujourd'hui les héritiers de traditions de plus de 700 ans,  jamais interrompues malgré les vicissitudes de l'histoire.

Conservatrice des croix publiques de la Ville, reconnue d'utilité publique, « la dévote et respectable confrérie » des Pénitents blancs est placée sous l'invocation du Saint Esprit et la protection de la Vierge Marie.

Sa devise est Spiritus Sanctus ubi vult spiratL'Esprit Saint souffle où il veut.

Selon d'anciennes traditions orales, la confrérie aurait été fondée au XIIIe siècle, mais ce n'est qu'en 1517 qu'elle prit sa forme actuelle. Elle est installée en la Chapelle Sainte Foy depuis 1518. Elle en fut chassée en 1568 lors des guerres de religions, puis durant la révolution française. Elle racheta sa chapelle en 1804 et en est toujours propriétaire.

 

 


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