Chapelle des Pénitents Bleus à Béziers

| adresse: | Rue du Quatre Septembre, 34500 Béziers |
| ouverture: | tous les jours de 8h à 19h, sauf le dimanche. |
| à savoir: accès piétons uniquement |
Parking conseillé : Place Jean Jaurès, ou La Madeleine
Présentation sommaire:
Chapelle des Cordeliers (XIVème - XVème siècles), confiée aux Pénitents bleus après la Révolution. Construction gothique avec une très belle porte de style flamboyant rare en Languedoc. Le chœur et plusieurs travées furent détruits au XIXème siècle, en même temps que les remparts auxquels elle était adossée. Après cette démolition, on ferma la nef réduite par un mur sur lequel une remarquable peinture en trompe l’œil figure un retable en forme d’architecture classique. Après avoir servi de lieu de réunion des représentants des trois Ordres (Clergé, Noblesse, Tiers État) pour la rédaction du cahier des doléances, la chapelle fut vendue puis rachetée et confiée à la Confrérie des Pénitents bleus. Actuellement elle est rattachée à la paroisse du centre ville.
Style architectural:.
Gothique XIVe, Flamboyant XVe siècle
Photos

Description générale:
Au XIVème siècle les troubles de la Guerre de cent ans firent se rassembler « dans les murs », les institutions religieuses établies aux environs de la Ville. Les Cordeliers, une congrégation des franciscains, s’établirent là contre les remparts. Ils furent remplacés par les Récollets en 1608, un ordre franciscain plus austère. Après la vente à la Révolution, la chapelle fut amputée du chœur et des premières travées, pour y construire des logements. Au début du XIXème siècle, les trois travées restantes furent rendues au culte et affectées à la Confrérie des Pénitents bleus. Au XXème siècle la chapelle devint une annexe de la paroisse de la Madeleine.
Le porche du XVème siècle est un rare exemple d’architecture gothique flamboyant du midi de la France.
Une voûte s’effondra au XVIème siècle et fut reconstruite avec l’aide de la Ville ; en hommage aux Consuls, la clé de voûte porte les armoiries de la Cité.
Sur la clé de la dernière travée se trouve l’emblème des Franciscains, les “Conformités”, deux bras qui s’entrecroisent devant une croix, celui du Christ et celui de François stigmatisé, les deux bras se différenciant par le fait que l’un sort d’une bure tandis que l’autre est nu. La corde nouée, ceinture de la robe de ces religieux, complète ce symbole des Franciscains.
Dès que l'on entre dans l'édifice, on est frappé par l'importance des peintures. Tout d'abord, derrière l'autel, sur un mur qui ferme la nef après la démolition du chœur, a été peint, au XIXème siècle, un impressionnant décor en trompe-l'œil, représentant la mort de saint Jérôme, saint patron des Pénitents bleus, et au second plan, la cathédrale Saint-Nazaire.
L’architecture classique de ce trompe l’œil, un monumental retable, est flanquée à droite par saint Pierre et à gauche par saint Paul. Au sommet du fronton, on a représenté un Dieu le Père de façon assez naïve.
Les traces de peinture que l'on peut voir sur les murs de la nef datent, elles, du XVIIème siècle, quand on tenté de «baroquiser " l’apparence de l’intérieur.
Dans la chapelle nord, un tableau de Coustou représente saint François de Salles prêchant devant le roi Henri IV. Sur un autre tableau, saint François Régis, un jésuite qui a évangélisé le Vivarais au XVIIème siècle. On reconnaîtra en arrière plan, la cathédrale Saint-Nazaire de Béziers, pour rappeler que ce saint a fait ses études à Béziers.
Dans la première chapelle à gauche de l’autel, une représentation pittoresque de la barque des Saintes-Maries-de-la-Mer.
Avant de sortir, on remarque, suspendue en avant du mur du fond, une grande maquette de bateau. Exécutée entre 1780 et 1810, elle est la reproduction très précise d'une canonnière, commandée par Louis XVI pour les Etats du Languedoc.