Eglise Saint Baudile à Maureilhan

 

 

Saint Baudile

adresse:  Rue de l'église, 34370 Maureilhan
coordonnées GPS: 
N43.358559°, E3.120486°
contact: 04 67 93 81 03, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
ouverture: mettre ici les informations concernant l'ouverture de l'édifice
visites guidées: mettre ici les informations concernant les visites; sinon effacer cette ligne
à savoir:  http://www.paroissenddv34.catho

enluminure3Présentation sommaire: 

Construite en 1838 , l’église actuelle est la troisième église du village.
La première (citée en 1225) fut détruite à la fin du XVIIème siècle pour cause de vétusté. Elle se situait à l’entrée du cimetière actuel.
La seconde église ,pratiquement à l’emplacement de l’actuelle, eut une vie très courte : 1694-1838. L’église, menaçant ruine, fut interdite et en 1836 fut rasée afin de construire l’église actuelle. Il s’agira , en fait, d’un profond remaniement qui permit d’agrandir l’église en changeant son orientation, l’ouvrant largement sur le nord-ouest. Étroitement enserrée au milieu des maisons, elle n’offre donc que peu d’extérieurs visibles. On ne perçoit son plan que grâce à une vue aérienne ou éloignée montrant ses parties hautes avec ses volumes à pans coupés émergeant des toitures voisines.

enluminure3Style architectural:

Styles architecturaux XIXème siècle

 enluminure3Photos

  

 enluminure3Description générale:


Présentation sommaire

Construite en 1838 , l’église actuelle est la troisième église du village.
La première (citée en 1225) fut détruite à la fin du XVIIème siècle pour cause de vétusté. Elle se situait à l’entrée du cimetière actuel.
La seconde église ,pratiquement à l’emplacement de l’actuelle, eut une vie très courte : 1694-1838. L’église, menaçant ruine, fut interdite et en 1836 fut rasée afin de construire l’église actuelle. Il s’agira , en fait, d’un profond remaniement qui permit d’agrandir l’église en changeant son orientation, l’ouvrant largement sur le nord-ouest. Étroitement enserrée au milieu des maisons, elle n’offre donc que peu d’extérieurs visibles. On ne perçoit son plan que grâce à une vue aérienne ou éloignée montrant ses parties hautes avec ses volumes à pans coupés émergeant des toitures voisines.
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Styles architecturaux XIXème siècle

Description générale :

L’entrée donne sur une ruelle montante étroite. Seul, le portail très simple ménagé dans un espace exiguë, établi sur quelques marches de perron, se distingue par un fronton triangulaire.
Le devis de 1836 est dû à l’architecte montpelliérain Charles Abric. Les travaux commencés en 1837 sont définitivement terminés en septembre 1838, mais on parle alors encore d’agrandissement de l’église et de l’adjonction d’un presbytère en 1841 – 1842.

Le grand chœur profond est ajouté dans un second temps au sud-est (pour son édification il fallut démolir deux maisons attenantes) .La nouvelle tribune remplace celle de 1829 (établie dans la large travée sous demi coupole au nord-ouest). On cite aussi l’édification d’un arceau pour la cloche.
L’entrepreneur Jean Mailhe aura beaucoup de mal à se faire payer le solde de ces travaux à la fin de l’année 1842. Un don de 200 F du roi Louis-Philippe est consacré aux vases et ornements mais les archives ne conservent pas trace du grand décor.

Le cadastre de 1808 représentait l’édifice comme une petite nef rectangulaire avec une façade au nord-est faisant face au château. Cette nef correspond aujourd’hui au transept avec, à droite, la chapelle de la Vierge et, à gauche, le baptistère et la chapelle du Sacré-Cœur.

L’intérêt de cette église réside essentiellement dans son décor intérieur inhabituel et monumental, fait de stucs et de bois plâtré et peint dans un goût profane, s’apparentant plus au théâtre qu’à une architecture religieuse :
Le chœur est entièrement entouré d’un entablement classique avec corniche à denticules sur pilastres en cariatides ou Hermès gainés à tête d’homme barbu. Au centre, une gloire en plâtre a été en partie conservée lors de l’ouverture de la baie axiale alors que celles des baies des chapelles semblent avoir fait disparaître cet élément.

La voûte des absides latérales est cornée de caissons à l’antique avec rosaces en relief. Le décor des chapelles latérales est à colonnes jumelles à chapiteaux corinthiens, le tout traité en faux-marbre.

L’ensemble due décor mobilier est particulièrement intéressant, notamment la série de grandes toiles intégrées aux panneaux du sanctuaire.

Le maître-autel est en marbres polychromes, les pieds, en marbre de Carrare.

Le tableau de la Vierge (1835) est un ex-voto suite à l’épidémie y-a-t’il eu une seule épidémie ? sinon, disons une épidémie de choléra. Il est porté lors de processions de saint Roch à la chapelle de Ramejan puis à la chapelle de Bon Secours.

Le baptistère est en forme de demi-cercle, avec un pied en marbre blanc sculpté et poli du Xème siècle. L’origine des fonts-baptismaux est inconnue. Ils auraient pu être achetés après la visite de monseigneur de Bonzi en 1605.
Le baptistère est classé parmi les œuvres diocésaines dignes d’intérêt.

L’église a été inscrite aux monuments historiques en 2007.

HISTORIQUE DE L’ORGUE DE L’ÉGLISE DE MAUREILHAN :

Fabriqué par Jean-Baptiste Stoltz, facteur d’orgues à Paris, vers 1860 , cet orgue fut utilisé comme orgue de chœur jusqu’en 1891 à la basilique du Rosaire de Notre-Dame de Lourdes. Pas assez important pour remplir la nef de la basilique par ses sonorités, il fut remplacé et mis en vente. En mai 1891, la famille Roudigou de Maureilhan, l’acheta aux Pères de la Grotte de Lourdes et en fit don à la paroisse de Maureilhan


En juin 1891, l’orgue arrivait complètement démonté dans des caisses en gare de Nissan-lez-Ensérune. Il fut remonté et accordé par M. Hucher , facteur d’orgues et accordeur de pianos à Béziers.
Initialement installé sur la partie gauche de la tribune, l’orgue fut joué jusqu’en 1914. Puis il resta muet jusqu’en 1950. À cette date, sous l’impulsion du nouveau curé de Maureilhan, l’abbé Cayla, musicien émérite, l’orgue fut déplacé derrière le chœur où, entre-temps, l’abbé avait fait construire les stalles pour loger les choristes tout autour de l’instrument.
Les travaux de réfection furent réalisés par Marc Etienne, facteur d’orgues représentant la Maison Merklin, du 13 novembre au 25 décembre 1950 , date à laquelle l’orgue fut inauguré par le maître Achille Philip. Après plus de 35 ans, l’orgue faisait à nouveau entendre sa voix.

En 1951, l’abbé Cayla , cherchant un organiste demeurant à Maureilhan , initia le jeune Robert Pau à la lecture de la musique et à son interprétation. Celui-ci, sortit lauréat de l’École de musique de Béziers en 1957. Il fut l’organiste d’accompagnement de l’abbé Cayla de 1954 à 1957. À ce jour , il en est toujours l’organiste titulaire.

L’orgue ayant malheureusement souffert comme toute chose de l’usure du temps et se trouvant dans un état alarmant, l’association Saint-Baudile a pris la décision d’une réparation dans l’attente d’une restauration avec déplacement à la tribune dès que cela sera possible.

Ce relevage a été réalisé en janvier 2016 par le facteur d’orgues Sébastien Rébé – Entreprise « Orgues du Causse » - qui a découvert, au cours de la réparation, sur un tuyau l’inscription « Trompette minse de taille » et la signature du facteur d’orgues Stoltz.