Sanctuaire ND du Spasme à La Livinière

 

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photo base

adresse:  Route de Siran, 34210 La Livinière 
coordonnées GPS: 
N43.311534°, E2.639868°
contact: Mme A. Cros Tel : 0468914682
ouverture: Tous les jours
à savoir: 

Pèlerinages :
- 14 août Vigile de la fête de l’Assomption.
- 8 septembre Nativité de la Vierge Marie
- En mai Pèlerinage des enfants

Association Les amis de ND du Spasme


enluminure3Présentation sommaire: 

La chapelle de Notre Dame du Spasme1 se trouve à 600 mètres au sud-est du village de la Livinière, au carrefour des routes en provenance de Siran, de la Livinière et d’Azille. Un parc planté de résineux l’entoure au nord et à l’est, formant un ensemble typiquement méditerranéen.
Il est certain que ce sanctuaire de pèlerinage, marqué par la dévotion à la Vierge des douleurs, correspond à un culte ancien. On connait la dévotion de la famille de la Jugie2, dès la deuxième moitié du XIVème siècle, qui serait peut-être à l’origine de l’établissement du culte à Notre-Dame du Spasme, en liaison avec la statue gothique vénérée.

      1 Cette appellation fait allusion à une tradition selon laquelle la Vierge tomba évanouie de douleur à la vue de son Fils sortant du prétoire, pliant sous le poids de la croix, la tête couronnée d’épines et le visage recouvert de crachats. On édifia à cet endroit à Jérusalem une église Sainte-Marie du Spasme (ou église du Spasme, église de la Pamoyson de la Vierge Marie).
      2 Nicholas de la Jugie :(1315-1376) neveu du Pape Clément VI, cousin de Grégoire XI, frère de Hugues (évêque de Béziers) et de Pierre et Guillaume (tous deux, cardinaux). Il est baron de Rieux, seigneur de la Livinière, de Ferrals-les-Corbières et de Liviers en Vivarais.

enluminure3Style architectural:

Construction Primitive : roman du XIIème siècle
Rénovations successives : XVIIème, XVIIIème et XIXème siècles

 enluminure3Photos

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 enluminure3Description générale:

La construction primitive était romane, comme l’atteste une partie de l’appareil encore visible.
L’édifice actuel de la chapelle, comporte trois nefs de quatre travées et résulte de transformations successives. Les bas-côtés de trois travées sont voûtés d’arêtes.

En 1647, l’édifice a été rénové et agrandi. On a disposé deux chapelles de chaque côté du chœur. En 1667, on a allongé la nef, et en 1690 on a rénové le chœur (Jean-Paul Guiraud, maître maçon à la Redorte). La voûte de la nef a été refaite en en 1776 ; la façade ouest, avec sa porte monumentale surmontée d’un fronton et d’une niche, date aussi de cette époque. Le clocher a été construit en1886, pour abriter la cloche « Sainte Madeleine », il a été offert par un généreux donateur.
Le jardin de la Vierge est un enclos au nord-est ; il abrite un parc, planté de pins et de platanes à la fin du XIXème siècle. Il forme un cadre champêtre pour les pèlerinages mariaux. Une statue monumentale en fonte est une réplique considérablement agrandie de la statue vénérée ; elle est établie sur un socle rocheux. On trouve aussi les vestiges d’une crypte avec un chemin de croix et un calvaire.
La chapelle et le parc sont inscrits au titre des Monuments Historiques depuis 2006.

Intérieur et objets mobiliers
Le chœur, disposé en demi-cercle, abrite un retable du XVIIIème siècle en bois doré et peint.
Galinier, maître marbrier à Caunes en a réalisé les colonnes et balustres. Le sculpteur Capelle de Carcassonne a réalisé les quatre statues qui entourent le maître-autel. Il les a disposées entre les colonnes : d’un côté, Marie-Madeleine qui porte une boite de parfum et Joseph d’Arimathie qui porte le suaire pour envelopper Jésus et de l’autre, Jean l’évangéliste, et une des trois Marie qui porte un petit coffre. La voûte a été peinte à la détrempe. La statue de la Vierge du XVème siècle (volée en 1960, copie de 1998) est en pierre dure au grain fin, polychrome. La Vierge, genoux fléchis est dans une attitude de désolation ; sur ses épaules on voit les deux mains d’un personnage disparu (il s’agit vraisemblablement d’une partie d’un groupe comprenant saint Jean et le Christ portant sa croix).
Le tabernacle était doré. Réalisé en 1718 par un sculpteur narbonnais (Hélène), il a disparu.
La chaire à prêcher a été mise en place en 1718. Le maître-autel et les autels des deux chapelles latérales ont été réalisés entre 1762 et 1785, en partie à Marseille et en partie à Caunes.
Des deux tableaux se trouvant dans le chœur, l’un est de Gamelin (1808), l’autre de Jacob 1802). La chapelle Sainte-Anne est décorée par un tableau signé Gamelin (Carcassonne 1842).
La statue en pierre peinte du XIVème siècle, visible à droite de l’autel, a été placée quelque temps dans la niche au-dessus de la porte principale. Elle représente la Vierge dans une attitude hanchée, tenant sur son bras gauche l’Enfant Jésus et dans sa main droite une fleur de lys en guise de sceptre. L’Enfant Jésus porte dans ses mains le livre des évangiles ouvert.